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L'hétérogénéité harmonieuse de James Carles
Opus 07 – chorégraphie James Carlès
Musique vs_rice et James Carlès d’après Albert Ayler
Méditation – Chorégraphie James Carlès
Musique Jonh Coltrane
Castelnaudary, Scène des Trois Ponts
Certains artistes font leur chemin discrètement en dehors des chemins supposés menés à la reconnaissance, et si on prend la peine d’aller vers eux, on peut être agréablement surpris. James Carlès, danseur d’origine camerounaise mais installé à Toulouse pour des raisons de cœur, est de ceux-là. On le connaissait pour ses talents de pédagogue – son école rassemble plusieurs centaines d’élèves – et de danseur – notamment le Concerto 5 .31 que lui chorégraphie Carolyn Carlson – mais cette fois, c’est le chorégraphe qui nous captive. Sa formation éclectique, danse africaine danse classique et modern dance (Graham, Limòn, Ailey), lui offre une large palette de mouvements qui, chez lui, s’imprègne tout de suite de spiritualité.
Opus 07 fait partie de ces merveilleux solos qui s’apparentent à une œuvre autobiographique : pour Carolyn Carlson, c’est Lady Blue, pour Marie-Claude Piétragalla, c’est Don’t Look Back, pour Benjamin Lamarche, c’est Icare, chacun y livrant une part de soi. Opus 07 ressemble à une prière intime. Superbement dansée, James Carlès y témoigne d’une sincérité émouvante. Loin de toute revendication identitaire proclamée, il peut au contraire s’inspirer de ses racines africaines et de ses années de modern dance pour accéder à une universalité ; tant d’éléments hétérogènes qui risquaient la collision trouvent ici au contraire une harmonie et forment un ensemble parfois agréable, parfois douloureux, mais toujours logique et sans dissonances. Le décor – des coussins argentés un peu trop semblables à ceux qu’Andy Warhol avait exposés chez Leo Castelli et ensuite utilisés par Merce Cunningham – ainsi que la lumière, particulièrement belle, sont autant de partenaires à partir desquels James Carlès réagit.
Méditations, dansé par sa compagnie, manifeste la volonté du chorégraphe de concilier les rythmes africains avec le jazz et le contemporain. Sur la musique de Jonh Coltrane, les danseurs explosent de joie de vivre et occupent le plateau dans des courses effrénées, des figures qui se forment et se déforment, comme autant de ronds dans l’eau.
Sonia Schoonejans
CRIJ
Opus 07 : Solo de danse compagnie James Carles
Septième volet d’un projet de décalogue commencé en 2000, Opus 07, du chorégraphe James Carlès, est l’aboutissement d’un long travail de recherche sur les thématiques de la rupture et de l’identité. Opus 07 fait en effet partie de ces solo qui s’apparentent à une œuvre autobiographique. Le directeur de la Cie James Carlès y témoigne d’une sincérité émouvante et s’inspire de ses racines africaines et de ses années de «modern dance» pour accéder à l’universalité. Sur scène, la dimension musicale est cependant essentielle. Né d’une collaboration entre James Carlès et le musicien Vs_Price, le dialogue entre les deux artistes se prolonge sur scène puisque la musique est jouée «live».
Deux autres «corps-partenaires» tiennent une place prépondérante dans ce solo: la scénographie et la lumière. Ils permettent au chorégraphe et au danseur de se confronter à de nouvelles contraintes, d'élaborer une forme nouvelle, de construire et de déconstruire l'espace...
James Carles fascine toujours autant
Comme lors des saisons passées, cette compagnie toulousaine a fait salle comble au théâtre.
Elle répondait à l’invitation de l’association Eccas fidèle et obstinée dans sa promotion de la danse moderne, réputée difficile.
En première partie James Carlès s’est mis lui-même en scène dans une chorégraphie intitulée Solo.
En fait, il n’est pas vraiment seul, entouré d’un décor métallique qui le démultiplie et de totems qu’il va faire danser et qui vont finir par s’envoler.
On reconnaît dans cette prouesse à la limite de la performance athlétique sa recherche d’identité, traversé qu’il est par des exigences contradictoires: ses racines africaines et l’attrait de l’Occident.
La musique à base d’un free jazz transformé, sa danse qui constitue une synthèse des deux appels en sont l’illustration.
Mais ce qui domine, c’est la quête d’une «force» au-delà du réel.
De même qu’apparaissent en filigrane le don de soi et la générosité pour échapper à la solitude.
Thèmes bien repris dans la seconde partie par dix danseurs de sa compagnie, en majorité des jeunes filles aux portes du professionnalisme.
Leurs mains tendues vers le haut, à la fin de leur danse magnifique, sont un élan vers une transcendance.
Certes la conférence danse, donnée par le même lieu la semaine dernière, permettait de mieux «comprendre» ce spectacle.
Mais on pouvait aussi, tout simplement, se laisser fasciner par la beauté et la richesse de la gestuelle, et l’émotion qui en émane.
André Fellous
20 minutes Toulouse
Toulouse guide mercredi 29 novembre 2006
Opus 07
La compagnie James Carlès présente son nouveau solo chorégraphié et interprété par James Carlès. Il s’agit du 7 ème volet d’un projet commencé en 2000. Ce nouvel Opus donne une dimension essentielle à la musique jouée «en live» par Vs_Price, sur laquelle le danseur se souvient de ses années de «modern dance».
La Gazette du Midi
Le nouveau spectacle de la compagnie toulousaine au Théâtre des Mazades le 29 novembre.
Opus 07, nouveau solo de danse de James Carlès
Septième volet d’un projet de décalogue commencé en 2000, Opus 07, du chorégraphe James Carlès, est l’aboutissement d’un long travail de recherche sur les thématiques de la rupture et de l’identité. Opus 07 fait en effet partie de ces solo qui s’apparentent à une œuvre autobiographique. Le directeur de la Cie James Carlès y témoigne d’une sincérité émouvante et s’inspire de ses racines africaines et de ses années de «modern dance» pour accéder à l’universalité. Sur scène, la dimension musicale est cependant essentielle. Né d’une collaboration entre James Carlès et le musicien Vs_Price, le dialogue entre les deux artistes se prolonge sur scène puisque la musique est jouée «live». Opus 07 a été créé en mars à Castelnaudary et se joue pour la première fois à Toulouse.
La lenteur de l'extase
traduction de l'article du magasine «KULTURE», le 16 juin 2007
Des «petites formes» avec un grand effet!
Pour la seconde fois déjà, l'été de la danse à Innsbruck invita ces jours ci au «petites formes», avec l'institut de la culture française.
Des tendances en danse sont présentées dans le cadre intime de la maison de la culture du ORF. James Carlès a crée dans l'espace fictif de l'intemporalité ses sculptures d'espace. Des coussins argentés remplis d'hélium dominent la scène et d'immenses ballons sont mis en bord de scène.
Les «petites formes» débutent par un son monotone et sourd. A un moment donné James Carlès apparaît en bord de scène. Ses mouvements se reflètent dans les coussins.
James Carlès crée un espace fictif, un espace qui se transforme au cours du spectacle en une symbiose de mouvements et temps. Il utilise pour cela, surtout au début du spectacle, la poésie de la lenteur en contraste au rythme.
Ce qui semble être en désordre devient de plus en plus ordonné. Et puis tout s'assemble, dans la danse, espace et temps deviennent un.
James Carlès utilise l'espace pour créer des images. Des situations quotidiennes se transforment et deviennent fiction, qui se dissout pour devenir sensualité.
James Carlès outrepasse des frontières. Du silence il crée de l'extase et nous ramène ensuite vers une impassabilité méditative.
Malgré sa précision il mise sur la densité atmosphérique.
L'atmosphère du ORF lui sont favorable. La maison de la culture diffuse pour cette soirée un charme que l'on ne pourrait pas mieux trouver dans «la scène-OFF» New-Yorkaise .
Les sculpture de ballons se déplacent de plus en plus vers un vis-à-vis. La distance se transforme en proximité. Un ensemble est créé. Des oppositions s'effacent.
James Carlès devient une partie de la sculpture.
James Carlès se transforme en poète d'images et il est magicien de la danse .
Programme de la maison de la culture ORF
James Carles est un sculpteur d'espace. Il joue avec l'espace et le temps et crée à travers ses mouvements des images sur scène.
Ses inspirations pour cela viennent de miles Davis, le Picasso de la musique jazz, qui disait: «Ne jouez pas ce qui existe, jouez ce qui n'existe pas.»
Africultures
le site et la revue de référence des cultures africaines
Opus 07
par James Carles
Septième volet d'un projet de décalogue commencé en 2000, Opus 07, est l'aboutissement d'un long travail de recherche chorégraphique et personnelle sur les thématiques de la rupture et de l'identité. Opus 07 fait partie de ces merveilleux solos qui s'apparentent à une oeuvre autobiographique, à une prière intime. Superbement dansé, James Carlès y témoigne d'une sincérité émouvante et s'inspire de ses racines africaines et de ses années de «modern dance» pour accéder à une universalité. Après une formation initiale en danse et percussions africaines (Afrique Centrale), modern jazz classique, James Carlès, crée en 1998 le Centre de Danse James Carlès à Toulouse, pôle de formation initiale et professionnelle, de création et de diffusion chorégraphique. Il crée également le festival international Danse à Toulouse, dont il assure la direction artistique, et la compagnie James Carlès
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